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LE SUCRE, CE MAL AIMÉ!

Nous connaissons tous l’effet que procure un aliment sucré sur notre plaisir et notre satisfaction. Symbole de récompense, cadeau, remerciement ou solution à nos tensions… nous le consommons sans état d’âme… ou presque.

C’est génétique, mais pas seulement !

Notre acceptation pour la saveur sucrée est bien plus prononcée que celle de l’amer ou de l’acide. Innée et acquise, cette préférence est déjà marquée à la naissance, puisque le nourrisson démontre un comportement positif à un stimulus sucré.

Selon les experts, cette préférence serait non seulement due à une évolution naturelle de notre espèce, puisque le sucré est une propriété des glucides, qui représentent un apport d’énergie indispensable. Mais également d’ordre physiologique, puisque la consommation de sucre stimule notre système nerveux central, lui permettant ainsi de fabriquer des substances aux vertus relaxantes.

Cependant, notre attirance pour cette saveur n’est pas égale pour tous

Même s’il est le résultat de facteurs génétiques, notre goût pour le sucré évolue dans notre vie, en fonction de nos expériences alimentaires (familiales et culturelles), des facteurs environnementaux (disponibilité des aliments) et de facteurs individuels (fonctions gustatives et digestives).

Trop, c’est trop !

Malheureusement, sa consommation excessive est en train de bouleverser notre condition humaine, puisqu’elle atteint des proportions qui sont au-delà du raisonnable. Les Suisses consomment en moyenne 110 g de sucres ajoutés par jour (= 28 morceaux de sucre), soit 60 g de plus que les recommandations de l’OMS. Avec pour conséquences de favoriser la prise de poids et le développement de certaines maladies, tout comme l’excès de graisses et de sel.

Il ne suffit pourtant pas d’être gourmand pour contribuer à faire grimper ces statistiques. Car le sucre, nous le consommons souvent à notre insu. En effet, de nombreux produits transformés par l’industrie agro-alimentaire contiennent cette substance là où notre esprit ne le soupçonne pas : sauce tomates, pain, pizza, etc. La lecture des étiquettes ne nous aide pas à y voir plus clair, car il se cache derrière de nombreuses appellations : sirop de glucose, miel ou sirop de caramel, sucres invertis, par exemple. Et la quantité indiquée inclut tous les sucres à molécules courtes, dont ceux naturellement présents dans l’aliment.

Un peu de bon sens !

Alors, quelles solutions pour agir plus consciemment et sortir de ce paradis sucré qui risque un jour de nous perdre ?

Nos politiciens nous promettent une réduction de sucre négociée avec l’industrie agro-alimentaire, de 10 à 15% sur quelques produits (yogourts, céréales de petit déjeuner). Trop faible, jugé par certains, comme le Canton de Neuchâtel qui a voulu taxer les produits sucrés pour inciter à diminuer leur consommation. Bien que des modèles étrangers démontrent l’efficacité de cette mesure sous certaines conditions, ce canton s’est vu refuser cette mention. Le Conseil national préférant miser sur des mesures volontaires de la part des Industriels.

Même si la consommation excessive de sucre fait grimper les coûts de la santé, n’oublions pas que la production suisse n’est pas négligeable et occupe plus de 5500 paysans. Elle est considérée également comme 30% plus écologique que celle de l’UE. Notre chocolat, lui, est le produit d’exportation le plus connu dans le monde, et sans sucre, il n’aurait, sans aucun doute, pas le même succès !

Alors comment rétablir l’équilibre ? Avec bons sens, tout simplement.


Par exemple, en nous questionnant, si c’est le rôle de l’Etat de contrôler notre comportement alimentaire en nous faisant payer nos mauvaises habitudes, ou si nous ne devrions pas consommer autrement ? Car le sucre n’est pas un poison ! C’est sa consommation excessive, l’absence de substances essentielles, de vitamines et minéraux, qui lui font défaut.

Pourtant nous savons tous qu’en diminuant sa consommation de produits industriels, en choisissant le “fait maison”, comme on vous le propose dans nos restaurants, en redécouvrant les produits laitiers “nature”, les fruits, l’eau, le thé et le café sans sucre, nous contribuons déjà à réduire les risques pour notre santé et à faire des économies de kilocalories.

De plus, en réservant les produits sucrés pour les occasions ou si on l’a bien mérité, nos efforts seraient moins difficiles, et surtout nous rendrions un peu d’estime à cette ressource de proximité tant adorée!

D’ailleurs, ne dit-on pas qu’un peu de douceur, n’a jamais tué personne ?